CD 2

Marcel Cominotto

Liszt

Chopin : Troisième sonate op.58
Composée en 1844, cette œuvre est une œuvre de maturité, assurément. Certes, la forme reste traditionnelle ; cependant le contenu révèle un travail de la matière musicale des plus subtils, extrêmement abouti. Expression et virtuosité se marient pour nous proposer un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique.

Schumann : Gesänge der Frühe op.133
Lorsqu’il écrit cette œuvre, Schumann est aux confins de sa folie… Tout ici est à fleur de peau ; tout est exprimé à la lisière d’un autre Monde… On retrouve dans ces pièces un caractère descriptif, cher à Schumann ; mais rarement musique a atteint une telle subtilité dans l’expression des sentiments les plus intimes, les plus indicibles. Ne serait-ce pas la conséquence du contact qu’a pu vivre ce génie avec l’espace à la fois mince et infini qui sépare raison et folie ?

Liszt : 4 kleine klavierstücke et Unstern
A la fin de sa vie, Franz Liszt abandonne les prouesses techniques et les grandes formes pour écrire une musique plus intérieure et pour fouiner dans l’espace sonore au-delà du langage tonal habituel. Ces 4 petites pièces et Unstern, extraits de cette période, nous emmènent dans son univers le plus intime. Il y reste des bribes de passion, d’emportement ; de colère et d’obsession aussi (Unstern) ; mais ce qui l’emporte à chaque fois, c’est une paix intérieure empreinte de sagesse et/ou de lumière.

Cominotto : 6 Etudes
Chaque étude explore donc un univers différent, une technique instrumentale différente ; mais toutes ont un point commun: la polyrythmie complexe. Le piano ne permettant pas, à priori, l’exploration des micro-intervalles, j’ai utilisé dans toutes les études les frottements et les vibrations produits par de légers décalages rythmiques pour créer une couleur sonore personnelle. J’ai aussi toujours veillé à insérer mes idées dans un discours dont la sémantique reste claire, notamment grâce à une structure formelle qui plonge ses racines dans l’histoire de notre musique.